Séminaire de Namur

Lieu de formation pour les séminaristes en Belgique francophone

 

   

Par l’imposition des mains

et le don de l’Esprit-Saint,

pour l’annonce de l’Évangile du Christ et le service de l’Église,

S. Exc. Monseigneur Joseph NGUYEN DUC CUONG

Évêque de Thanh Hóa (Vietnam)

ordonnera prêtres

Joseph-François NGUYÊN VAN HUNG

Joseph-Marie TRÂN MINH THÀNH

et 11 autres diacres

le vendredi 29 octobre 2022

en la Chapelle de l’Évêché de Thanh Hóa

 

 

 

Portons-les dans notre prière !

En union avec les familles des ordinands,

la communauté du Séminaire,

et les communautés chrétiennes de Mettet et d’Yvoir

où les ordinands ont vécu leur insertion pastorale.

 Joseph-François NGUYEN VAN HUNG           Joseph-Marie TRAN MINH THANH

 

Ordination diaconale de Marc Giraud : le 10 octobre 2021 à Jette, avec Mgr Kockerols

Article de Cathobel

 

Rentrée académique du Séminaire Notre-Dame de Namur, 13 septembre 2021, à la Cathédrale Saint-Aubain de Namur

Le mot du recteur La leçon inaugurale - M. Stanislas Deprez
Le mot du recteur, l'abbé Joël Spronck, à lire ici Leçon inaugurale de M. Stanislas Deprez sur le transhumanisme, à lire ici ou visionner le powerpoint
Procession d'entrée des séminaristes Mgr Delville
Eucharistie présidée par Mgr Delville , extrait de son homélie : 

« (...) Le monde d’aujourd’hui a besoin de personnes qui pensent large, qui s’engagent au service de toute l’humanité. Il faut préparer le monde de demain. Ce n’est pas évident.(...)»   

lire l'entièreté de l'homélie de Mgr Delville

Lire également l'article sur la rentrée académique du Séminaire sur le site du diocèse 

Le Guide des formations 2021-2022 est en ligne !

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Les séminaristes ont animé le jour 7 de la neuvaine au Saint-Esprit en la cathédrale Saint-Aubin de Namur

Regardez la vidéo youtube ICI

Texte du recteur du Séminaire, l'abbé Joël Spronck:

Homélie : « L’Esprit Saint enseigne et rappelle ».

Chers frères et sœurs,

  1. Nous venons de vénérer la Parole de Dieu, en nous inclinant profondément devant elle. Nous croyons que cette Parole n’est pas une Parole ordinaire, banale : c’est la Parole de Dieu, inspirée par l’Esprit Saint lui-même, l’Esprit de vérité ! Dieu est l’auteur de cette Parole, et il a choisi et inspiré des hommes – les hagiographes – qui ont mis par écrit ce qui était conforme à son dessein, à sa volonté de salut. C’est pourquoi S. Paul peut écrire à Timothée : « Toute Ecriture inspirée de Dieu est utile pour enseigner, réfuter, redresser, former à la justice, afin que l’homme de Dieu se trouve accompli, équipé, pour toute œuvre bonne » (2 Tim 3,16-17 ; Dei Verbum 11).
  2. « Toute Ecriture est utile pour enseigner »… « L’Esprit Saint, le Défenseur, vous enseignera tout », avons-nous entendu (Jn 14,26). Enseigner, c’est aussi l’ordre ultime de Jésus avant de monter au ciel : « Allez de toutes les nations, faites des disciples, baptisez-les, enseignez-leur tout ce que je vous ai prescrit… » (Mt 28,19-20). Nous savons combien l’enseignement est important dans la construction d’un être humain, dans la formation d’un enfant, d’un jeune… Et nous savons combien l’école n’est pas simplement un lieu de transmission de connaissances. Certes, on y transmet du savoir, mais aussi du savoir-faire et du savoir-être. Il s’agit d’une formation intégrale. De plus, on a jamais fini de se construire : comme adultes, nous avons encore à nous former, à nous laisser former. La formation est un chemin sans fin !
  3. Il en va de même dans la vie chrétienne : nous avons été initiés à la vie de Dieu par les sacrements d’initiation (baptême, confirmation, eucharistie), nous avons reçu une première formation souvent par nos parents et par nos catéchistes – et nous rendons grâce pour ceux/celles qui nous ont transmis la Révélation chrétienne et nous ont invité à l’accueillir dans la foi. Mais le Seigneur, qui a si bien commencé, continue à nous enseigner par sa Parole et par son Esprit de vérité ; il nous façonne jour après jour.
  4. Que nous enseigne-t-elle cette Parole ? Quelle vérité ? Quel type de connaissance ? Disons-le d’emblée : ce ne sont pas tellement des connaissances intellectuelles ou scientifiques. En effet, il ne faut pas tout mélanger. Déjà S. Augustin au 5e s. écrivait :

«  Jamais l’Evangile ne met sur les lèvres du Seigneur des paroles comme celles-ci : ‘Je vous envoie l’Esprit Saint pour vous enseigner la course de la lune et du soleil’. Jésus-Christ voulait faire des chrétiens et non des astronomes ! » (Contra Felicem Manichaeum, I, X ; PL 42,525).

Dans la même ligne, on connaît le mot célèbre du cardinal et savant César Baronius (16e s.) : « L’Esprit-Saint nous dit non pas comment va le ciel, mais comment aller au ciel ».

  1. Certes, force est de reconnaître que la science a fait d’énormes progrès au cours des dernières décennies : elle est capable de scruter l’infiniment grand, l’immensité de notre univers en expansion ; elle est capable de découvrir les mystères de l’infiniment petit, grâce au développement des nanotechnologies… Et nous ne pouvons que nous en émerveiller ! Mais l’Esprit nous ouvre encore à une autre dimension, une autre connaissance, plus profonde : celle des « mystères » de Dieu, celle des « mystère du Royaume des cieux ». Mystères, au sens non pas d’énigmes et de secrets indéchiffrables, mais de réalités qui nous dépassent, que nous ne pouvons pas connaître si elles ne nous sont pas données, révélées, et que nous n’aurons jamais fini de découvrir. On parle ainsi du « mystère de la Trinité », du « mystère de l’Incarnation », du « mystère de l’Eucharistie »… Seul l’Esprit peut nous enseigner ces réalités ! Au fond, il s’agit de la connaissance de Dieu lui-même et de son amour. C’est la « science des saints », la « science de la charité », que S. Paul a bien décrite dans la Lettre aux Éphésiens :

« Par l’Esprit, vous aurez la force de comprendre, avec tous les saints, ce qu’est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur… et de connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez comblés jusqu’à recevoir toute la plénitude de Dieu » (3,18-19).

Et ajoutons que s’il est destiné à tous, cet enseignement est accueilli par les humbles : « Je te loue, Père – dit Jésus – ce qui est demeuré caché aux sages et aux intelligents, tu l’as révélé aux tout-petits » (Mt 11,25). Laissons-nous donc enseigner par l’Esprit…

  1. Mais l’Esprit ne fait pas que nous enseigner, il nous rappelle aussi tout ce que Jésus nous a dit. L’Esprit est ainsi « force de mémoire ». La pape François met souvent notre société en garde contre l’« amnésie » : une société qui oublie ses racines, qui perd sa mémoire ; une société tout entière engoncée dans l’instant, sans passé et sans avenir, sans mémoire et sans perspective. Aujourd’hui, la psychologie invite parfois à faire une démarche d’« anamnèse », c’est-à-dire à évoquer et à relire son passé, son histoire : tout le contraire de l’amnésie ! L’Esprit, précisément, est anamnétique : il nous rappelle sans cesse tout ce que Jésus a dit et fait. Mieux, il actualise l’action du Christ, notamment dans les sacrements : par l’épiclèse – l’invocation de l’Esprit lors de l’imposition des mains – l’Esprit manifeste la présence et l’œuvre bienfaisante du Christ pour nous aujourd’hui. C’est précisément le sens de l’anamnèse dans l’Eucharistie, après la consécration : « Nous rappelons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ». Nous rappelons… L’Esprit nous donne ainsi d’être contemporain du Christ, de son action salvifique, de son enseignement. L’Esprit nous donne d’approfondir jour après jour la Parole de Dieu, de mieux la comprendre, d’y découvrir de nouvelles lumières pour notre vie. Puissions-nous donc être des chrétiens non pas amnésiques mais « hypermnésiques » : il s’agit de connaître « par cœur », de mémoriser les paroles et les gestes de Celui qui nous aime tant. Un peu comme Marie, qui « retenait tous les événements dans son cœur », dans son cœur d’or…

Abbé Joël Spronck

 

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------